Rationalité, vérité & démocratie

Les raisons et l’histoire. – De quelques leçons que l’on peut tirer de la philosophie de Jacques Bouveresse (III)

Jean-Jacques Rosat

Il y a deux mois, dans mon exposé « Raisons et vérité » j’ai traité des raisons justificatives appliquées aux croyances. Je voudrais aujourd’hui aborder un autre versant de la rationalité, celui des raisons explicatives appliquées aux événements, faits et états de fait historiques, autrement dit à la recherche des raisons causales appliquées à l’histoire humaine.

Raisons et vérité. – De quelques leçons que l’on peut tirer de la philosophie de Jacques Bouveresse (II)

Jean-Jacques Rosat

La distinction entre les causes psychologiques, psychanalytiques et autres de la croyance et de l’action et les raisons objectives qui les justifient est le postulat de base sur lequel repose toute espèce de rationalisme.

Le concept de vérité. – De quelques leçons que l’on peut tirer de la philosophie de Jacques Bouveresse (I)

Jean-Jacques Rosat

La distinction entre être-vrai et être-tenu-pour-vrai est inhérente au concept de vérité. Cette distinction est radicale : la reconnaissance ou non de la vérité d’une pensée n’entre pour rien dans son être-vrai.

Peut-on expliquer et évaluer les révolutions d’un point de vue rationaliste ? — Une introduction aux idées de Barrington Moore

Jean-Jacques Rosat

— « Comment un ordre social, qui apparaît plus ou moins inévitable à la population qui est y soumise, peut-il perdre tout ou partie de son aura ? Comment des normes de condamnation émergent et à travers quelles sortes d’organisation sociale les êtres humains les mettent-ils en pratique ? »
— « Les buts politiques qui conduisent démontrablement à un plus grand malheur et une plus grande misère sont bel et bien irrationnels ; et ceux qui conduisent démontrablement à réduire la misère humaine sont rationnels. »

Possibilités, imagination et démocratie chez David Graeber. Ou : Comment un anthropologue anarchiste pense la politique

Michel Baudouin

Être de gauche pour David Graeber, c’est toujours imaginer de nouvelles possibilités sociales et politiques et essayer de les réaliser. Pour lui, l’essence de l’anthropologie est là, entre le dépaysement produit par l’étrangeté et la traduction de nos propres pratiques dans une langue étrangère. Elle participe d’une ontologie de l’imagination dans la mesure où son projet est de décrire et de comprendre les autres possibilités humaines.

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